Bonjour à toutes et à tous,
Nous nous retrouvons aujourd’hui pour une nouvelle catégorie d’articles qui m’a semblé intéressante à créer et à écrire : Génèse d’un texte. En d’autres termes, l’idée de cette série est de vous parler de chacun de mes textes et de vous en donner la génèse : l’idée, l’inspiration, les phases d’écriture…
Pour ce premier épisode, j’avais envie de vous parler de mon dernier texte en date : L’Atlantide, écrit pour le Concours Littéraire du Musée national d’histoire naturelle, terminé le 23 juin dernier.
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Le contexte
Début mars (ou avril ?), je suis tombée sur un post Facebook traitant du concours littéraire « Nouvelles de l’Océan » du Musée d’histoire naturelle sur l’Océan. Je l’ai tout de suite repéré et ajouté à ma to-do : un sujet et des possibilités vastes, plusieurs formats possibles et un prix pour le/la gagnant·e. Je ne suis pas une grande consommatrice d’AT, mais j’apprécie les concours et j’ai décidé de me lancer.
Le contexte de la rédaction de ce texte était donc particulier :
- un sujet
- un cadre précis (nombre de signes fixe : 15 000 à 16 000 signes, espaces compris)
- une deadline (le 23 juin)
L’idée
J’ai eu plusieurs idées et envisagé de participer à plusieurs catégories (thriller, SF et conte). J’ai écrit des débuts d’histoire en thriller et planifié une intrigue en SF mais ça ne collait pas. L’histoire ne venait pas.
Finalement, l’idée est venue alors que j’étais dos au mur, une semaine avant l’échéance (le samedi 16 juin pour un rendu le dimanche 23). Face à face avec mon ordi, j’ai eu l’idée de mixer les différentes idées que j’avais eu : une femme forte, un eldorado sous-marin et la menace de la pollution avec une légende bien connue, l’Atlantide.
L’écriture
Alors même que les mots ne venaient pas jusqu’à présent, à partir du moment où j’ai eu l’idée en tête, la trame de mon texte s’est écrite en une dizaine de minutes. Un stylo, un papier, quelques lignes, quelques flèches : mon histoire était là.
En général, je laisse reposer entre la planification et l’écriture. Ce soir-là, j’avais le temps : j’ai commencé à réfléchir aux alentours de 21h30 et l’histoire s’est dessinée vers 22h30-23h. J’ai enchaîné tout de suite sur l’écriture. Les scènes ont coulé les unes après les autres, fluides, logiques. Ma seule crainte était de dépasser de trop la limite imposée de signes : couper trop drastiquement un texte peut être dangereux pour sa qualité globale. J’ai donc fait attention, tout au long de l’écriture, à rester dans les clous.
Mon compagnon est venue me voir dans mon bureau-tanière aux alentours de 2h du matin : j’étais en train de poser le point final à mon histoire. (Littéralement : j’étais en train d’écrire la dernière phrase.)
La réécriture
Dès le lendemain, j’ai entrepris les corrections. L’avantage des textes cours – et l’une des raisons pour lesquelles j’aime en écrire – est que la réécriture est aisée. Plus qu’une réécriture, ce sont des corrections : il n’y a pas de changement de fond à opérer, simplement des changements esthétiques, des détails de cohérence à rattraper.
Mon début m’embêtait : il consistait à situer l’Atlantide au coeur de l’océan Atlantique et j’avais besoin de faire quelques recherches. Je n’en avais fait aucune la veille donc je me suis rattrapée.
Ce qui m’a ensuite pris le plus de temps en terme de correction a été la longueur du texte. J’avais fait un peu long et j’ai dû couper un peu. Rien de trop violent, mais ça m’a facilement pris deux heures.
Les outils
J’aime vous parler d’applications d’écriture (si vous me suivez actuellement sur Instagram, vous le savez ! C’est le thème de ma série en cours…). Je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de vous montrer ici les outils que j’utilise…
La phase de planification s’est opérée comme souvent avec moi, avec un stylo et une feuille libre. Je déteste penser sur ordinateur : j’ai besoin d’écrire à la main pour mieux organiser mes idées.
La phase d’écriture s’est faite sur Scribbook. J’aime cette application et elle était moins lourde que Scrivener à ouvrir. De plus, l’export (même le copier-coller) est vraiment catastrophique avec Scrivener : je n’avais pas envie de perdre deux heures à arranger la ponctuation et les alinéas.
J’ai ensuite copié-collé mon texte sur Pages, mon traitement de texte sur Mac, pour les corrections. C’est celui que j’utilise tout le temps quand les corrections sont réduites (il faut dire que je n’ai plus Word).
C’est aussi sur Pages que j’ai finalisé la mise en page de mon texte et préparé l’envoi.
Le résumé de l’Atlantide
Bon et pour conclure, le résumé… Vous découvrirez le texte après les résultats du concours en Novembre 🙂
Après un naufrage, Sofia arrive à Atlantide, au fond de l’océan. Elle y rencontre le prince Echunn dont elle tombe éperdument amoureuse. Sauf qu’en haut, sa mère l’attend. Une mère qu’elle ne veut pas abandonner. La règle de l’Atlantide est stricte : soit elle reste, soit elle part à jamais. Le Roi Aglae, qui refuse de faire souffrir son fils, lui offre une opportunité : si Sofia sauve l’Atlantide de la menace qui pèse sur elle, elle pourra revenir….
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J’espère que cette nouvelle catégorie vous plait !
Nous nous retrouvons demain pour une nouvelle newsletter. Comme indiqué il y a quelques semaines, ma newsletter Appels à texte et Concours m’ennuyait un peu. Je l’ai remplacée… La première remplaçante arrive demain !
Belle journée,
Marièke