Se remettre du refus d’une maison d’édition

by Marièke

Bonjour à toutes et à tous,

Avant toute chose, un petit désolé. Je n’ai pas eu le temps de vous composer l’article prévu vendredi ni la newsletter de samedi dernier. La faute au Salon Chien-Chat où j’ai passé mon weekend à essayer de trouver une famille pour le chien qu’on a accueilli ces deux derniers mois (SPOILER ALERT : il a trouvé une superbe famille !!).

Bref, passons au sujet qui vous intéresse. On se retrouve aujourd’hui pour un sujet un peu moins drôle : comment se remettre du refus d’une maison d’édition. Comment rebondir et gérer le « non » ? Voyons ça ensemble !

*****

Le refus d’une maison d’édition

Après avoir trimé des mois (des années), vous avez enfin décidé d’envoyer votre manuscrit aux maisons d’édition. Un pic d’excitation et puis, plus rien. Depuis l’envoi de vos lettres / mails, aucune réponse.

Quand estimer qu’il y a refus ?

Les rythmes des maisons d’édition sont très différents d’une structure à une autre. De façon générale, vous pouvez estimez que votre manuscrit n’a pas été accepté si vous :

  • recevez un mail / une lettre explicite de refus (c’est le plus simple à comprendre !)
  • ne recevez aucune réponse dans les délais donnés par la maison d’édition
  • ne recevez aucune réponde sous 6 mois

Comprendre le refus

Pour accepter un refus d’une maison d’édition, la première étape est encore de le comprendre et de le rationaliser. Perso, j’aime quand les choses sont logiques. Mieux : je trouve que cela permet d’éviter de rejeter toute la faute sur soi.

Les raisons derrière un refus peuvent être liées à :

  • Votre roman : il n’était pas assez abouti, l’intrigue pas assez forte, les personnages pas assez différents / attachants, le roman était bon, mais pas très bon ;
  • Vous-même : vous n’avez pas sélectionné la bonne maison d’édition, vous avez insulté / moqué / dénigré l’éditeur dans votre lettre d’accompagnement (ne rigolez pas, ça arrive) ;
  • L’éditeur·trice : il/elle s’est disputé·e avec son chat / son enfant / son compagnon le matin même, elle vient de retenir un livre proche du vôtre à peine quelques jours lus tôt…
  • La maison d’édition : elle a déjà publié 4 livres sur les vampires cette année, son catalogue annuel est complet…
  • Le contexte : le secteur du livre est en berne, la poésie ne se vend pas…

Autant dire qu’être refusé est la norme. C’est être accepté qui est une exception.

Accepter le refus

Un refus n’est ni une critique de vous-même ni une critique de votre écriture dans sa globalité. Mettez vous bien ça dans le crâne !

Ceci étant dit, un refus peut être difficile à avaler. Prenez le temps de l’accepter. Autorisez-vous à râler, pleurer, vous plaindre… Faites ce qui vous fait du bien pour faire passer la déception. Vous avez le droit d’être déçu.

Cependant, évitez :

  • De vous plaindre sur les réseaux sociaux : la négativité n’est pas toujours très vendeuse – disons qu’il y a des façons plus ou moins acceptées socialement de se plaindre 😉
  • D’incriminer directement la maison d’édition qui ne vous a pas retenu·e. Qui sait ? Votre prochain roman pourrait leur plaire !
  • D’harceler l’éditeur·trice qui ne vous a pas retenu·e. Ce n’était certainement pas contre vous et il faut imaginer qu’il/elle reçoit des dizaines de manuscrit à étudier chaque jour : il/elle ne peut pas faire une fiche de lecture sur chacun !

Conclusion : Vivez seul·e votre refus, pas besoin de laver votre linge sale en public.

Réagir à un refus d’une maison d’édition

La déception est digérée. Comment réagir désormais ? Plusieurs voies s’offrent à vous.

#1 Corriger votre roman

Il est possible que, durant le process de la soumission de votre texte, vous ayez été amené·e à recevoir des conseils / critiques / remarques sur votre texte. Pourquoi ne pas repasser par une phase de (re)corrections ? Votre roman pourrait en sortir meilleur, voire publiable…

Si une maison d’édition est allée jusqu’à vous donner des pistes de réécriture, votre texte l’intéresse ou a du potentiel. Mon conseil : corrigez, améliorez et renvoyez (sans oublier de dire merci et de mentionner les pistes de réécriture qui vous avaient été soumises).

#2 Opter pour l’autoédition

Ce n’est pas parce qu’aucune maison d’édition n’a accepté votre texte qu’il ne vaut rien et qu’il ne mérite pas d’avoir des lecteurs. L’autoédition peut être un parcours alternatif à envisager. Découvrez les étapes à franchir pour autoéditer votre roman dans ma série dédiée.

Attention : notez que je ne dis pas là que l’autoédition serait une poubelle de l’édition classique (comme on l’entend parfois). C’est pour moi un chemin alternatif qui peut être envisagé pour permettre à un texte qui ne correspond pas aux cases des maisons d’édition existantes de trouver son lectorat.

#3 Passer sur un autre roman

Il arrive qu’un roman ne fonctionne pas. Quelles que soient l’attention et les réécritures qu’on lui apporte, il ne parvient pas à dépasser le cap du roman publiable / autopubliable. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de s’acharner. Peut-être que vous n’étiez pas prêt·e à écrire cette histoire ou à vous plonger dans ce genre. Écrivez autre chose en attendant que ça vienne.

*****

Avez -vous déjà vécu un refus en édition ? Comment avez-vous réussi à le digéré (si vous avez réussi à le digéré) ? Comment vous a-t-il détruit – s’il vous a détruit ?

On se retrouve demain pour une newsletter sur les AT en cours !

Marièke

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8 comments

Valérie Bormann 19 avril 2019 - 9 h 45 min

Bonjour ?je me réjouis toujours de lire ce que vous nous partagez. C’est bourré de bonnes idées, d’ encouragements et de précieux conseils pour qqn qui débute comme moi ?à très bientôt ?Val ?de Belgique

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Marièke 21 avril 2019 - 15 h 30 min

Merci pour tes commentaires, toujours sympathiques ! A très vite !

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Caroline 19 avril 2019 - 10 h 26 min

Merci pour cet article très intéressant plein d’auto-dérision. J’ai eu il y a longtemps des refus de maison d’édition. Sur le coup, c’est pas très agréable. Mais la vie continue.
En découvrant plusieurs blogs littéraires, dont le tien, j’ai compris la difficulté d’être publiée.
Bon week-end
Caroline

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Marièke 21 avril 2019 - 15 h 31 min

Merci pour ton message. Et oui, la publication n’est pas aisée 😉

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Claire Billaud 19 avril 2019 - 13 h 51 min

Personnellement, lors de mon dernier refus j’ai fait un mix du 2 modifié (l’envoyer à d’autres maisons et garder l’idée de l’auto-édition si ça ne passe toujours pas) et du 3 (passer à autre chose).
Il n’empêche, ça fait un choc, surtout quand les précédents avaient été acceptés par la même maison.
Bon courage à tous ceux et celles à qui ça arrive.

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Marièke 21 avril 2019 - 15 h 32 min

Les retours des maisons étant toujours longs à venir, passer à autre chose est absolument essentiel, sinon on ne vit plus 😉

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Lorombe 1 mai 2019 - 10 h 27 min

Merci beaucoup pour cet article ! Il est très intéressant, et je pense que c’est un article à lire et à relire…
Personnellement, je n’ai pas eu le problème du refus, mais plutôt celui d’être acceptée XD J’ai envoyé trois fois un de mes recueils et cela m’a torturée parce que je n’avais pas vu que c’étaient des ME à compte d’auteur. Résultat : réponse positives mais on me demandait 2500€ Et puis récemment, j’ai participé à un concours non-officiel en partenariat avec des petites ME, il y avait des propositions de contrat à la clef, la ME, certes à compte d’éditeur, ne semblait pas sérieuse 🙁 Je n’ai jamais essayé par moi-même les ME à compte d’éditeur, on m’a dit que le mieux était d’essayer dans les grandes, mais j’ai entendu dire qu’elles n’acceptaient pas les auteurs inconnus, et qu’elles se souciaient trop peu des écrivains en eux-mêmes, donc que l’ambiance était à désirer. Et ce n’est vraiment pas donné que j’arrive à avoir un contrat dans une ME sérieuse…
Publier, depuis ma plus petite enfance, a toujours été mon rêve… Et lorsque je commence à m’y pencher, j’ai l’impression que je ne peux ni trouver ma place dans une petite, ni dans une grande.

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Marièke 12 mai 2019 - 7 h 46 min

Bonjour,
Concernant la partie de votre commentaire sur les maisons d’édition à compte d’auteur, c’est déjà bien que vous n’ayez pas dépensé d’argent dans cette machine 🙂 Concernant la deuxième partie, je pense que la « taille » de la maison d’édition compte peu en fait. Tout dépend de l’implication de l’éditeur·trice que vous avez face à vous. Dans une petite maison d’édition, les moyens de promotion sont moindres MAIS peu de livres sont publiés : on vous accorde plus de temps et de budget. Dans les grandes maisons d’édition, c’est l’inverse : les moyens sont plus importantes, MAIS il y a beaucoup de parution (et notamment des parutions liées à des auteur·trice·s plus connu·e·s) et c’est difficile de sortir du lot.
Bref, mieux vaut aller là où vous avez de bons rapports avec l’éditeur·trice.

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