Une journée dans ma vie d’entrepreneuse

by Marièke

Bonjour à toutes et à tous,

Si la majorité du temps, je suis inspirée pour mes articles, il m’arrive aussi d’être un peu débordée et de m’y prendre au dernier moment. C’est le cas aujourd’hui : j’ai commencé à penser à l’article de ce vendredi 17 avril… jeudi 16 avril à 22h30.

C’est pourquoi j’ai décidé de sortir de mes placards numériques un texte écrit pendant le NaNo 2019 (il me reste encore quelques bribes d’articles préparés alors). J’avais eu envie de vous partager ce qu’était la vie d’entrepreneuse en vous invitant avec moi dans une journée type.

Cela me paraissait pertinent car vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à m’exprimer votre envie d’arrêter votre activité salariée pour vous lancer dans l’écriture à temps plein. Sauf que, je vous en ai parlé récemment, être écrivain·e, c’est être entrepreneur·se.

J’espère que cela vous intéressera…

Bonne découverte !


Avant de commencer

Le propre de la vie d’entrepreneuse, c’est bien d’être particulièrement indécise quant aux différents horaires et journées. Aussi, impossible de vous faire une journée absolument type dans ma vie.

C’est pourquoi vous découvrirez une journée réelle. Celle du 26 novembre 2019, quand j’ai écrit cet article.

Mon miracle morning à moi

(Je préfère vous l’avouer tout de suite, je ne pratique pas le Miracle Morning, tel qu’il est prôné dans le livre éponyme par Had Elrod. C’est bien trop matinal pour moi (il commence à 5h…) ! Mais c’est ma routine du matin alors le titre me semblait approprié !)

7h. Réveil.

Je me lève toujours aux alentours de 7h, jamais plus tôt, jamais vraiment plus tard en semaine.

Allez, il peut m’arriver de me lever un plus tôt une fois tous les 36 du mois quand je suis stressée par quelque chose et que le départ avant 5h de mon compagnon me réveille.

7h15-8h. Petit déj x vidéos YouTube.

J’aime prendre mon temps le matin. Même en temps de NaNo ou de travail intense, j’aime profiter de 30 minutes à moi, pour prendre un petit déjeuner et regarder les dernières vidéos de mes abonnements YouTube.

8h-8h25. Préparation.

Ben quoi ? Il faut bien se laver et s’habiller : c’est socialement nécessaire ! 😉

Et à vrai dire, si je connais beaucoup d’entrepreneuses qui travaillent de chez elles en pyjama, j’ai absolument besoin de m’habiller avant de commencer à travailler, même si je reste travailler de chez moi.

8h25-9h. Promenade du chien.

Tous les matins (et tous les soirs), je consacre entre 30 minutes et 1 heure à la promenade de ma chienne. J’ai la chance d’habiter près de Paris mais aussi tout près d’un grand parc avec un lac.

C’est l’occasion de commencer à me mettre au travail… C’est un moment que je passe souvent à réfléchir aux projets en cours et/ou à échanger au téléphone avec mon associée et mes clients. 

9h-10h. Transfert jusque Paris.

J’habite en banlieue parisienne. Soit environ 1h de transport par jour (en fait, plutôt 45 minutes) jusqu’à mon bureau – qui se trouve aussi être mon entreprise puisque j’ai cofondé et que je gère un espace de coworking : La Patronnerie.

Je consacre mon trajet aux réseaux sociaux du blog, à l’écriture et à la réponse aux mails professionnels du début de matinée – quand internet fonctionne assez bien pour se connecter.

10h-10h30. Dentiste.

Je vous avais promis mon vrai emploi du temps du 26 novembre, vous l’avez ! Je ne prends pas souvent des rdv perso sur mon temps pro, mais j’avoue que c’est pratique pour gagner du temps, quitte à compenser en finissant un peu plus tard.

Enfin au bureau

10h30-12h30. Administratif.

Oui, deux heures sur un dossier de la mort qui tue pour ouvrir un compte bancaire pour l’association que l’on vient de créer en plus de notre entreprise.

Nous sommes deux dans l’entreprise et si mon associée prend en charge les parties Développement / Commercial, je suis chargée du gros de la partie administrative. Les dossiers, les devis, les factures, le suivi avec le comptable… Tout cela m’incombe. 

(EDIT au 16 avril : il aura finalement fallu trois mois pour ouvrir ce p**** de compte bancaire. Les banques souhaitant accueillir des comptes pour les associations ne sont pas légions !)

12h30-14h. Pause déjeuner.

Chaque jour à La Patronnerie, nous prenons notre pause ensemble. Cela nous permet d’échanger sur le quotidien et de partager. Il n’y a que des femmes et on est toujours entre 4 et 10 personnes autour de la table. Ambiance garantie 🙂

14h-14h15. RDV téléphonique client potentiel.

La prospection ne fait pas forcément partie de mes attributions dans le binôme que je forme avec mon associée. Mais il peut arriver, dans certains cas, que je m’en charge : ce jour-là, cette cliente potentielle venait de mes contacts et c’était donc moi la porte d’entrée sur notre entreprise. En général, on fait ces premières prises de contact par téléphone pour gagner un peu de temps et prendre la température.

14h15-15h. Travail client.

En plus de La Patronnerie, le lieu que je cogère avec mon associée, nous avons une agence de communication qui fournit des services tels que création de logo / charte graphique complète, création de sites vitrine et e-commerce, rédaction web, référencement naturel et payant… et ainsi de suite.

Dans ce cadre, je travaille au quotidien pour des clients. Ce jour-là, je devais m’occuper de la migration d’un site internet. En français dans le texte, je devais déplacer le site d’un nom de domaine à un autre tout en m’assurant de conserver sa visibilité en ligne.

15h-15h30. Point associée.

Ce mardi-là, Alice mon associée avait rencontré / discuté avec plusieurs clientes potentielles. Il était temps de leur proposer des devis. Nous devions aussi évoquer le cas d’un client en cours.

Même si nous sommes associées, nous n’avons pas quotidiennement l’occasion de nous voir – nous nous croisons souvent en coup de vent. Cela n’est pas forcément gênant, car nous bossons chacune sur des secteurs distincts de l’activité et ce, depuis plus de 4 ans : nous connaissons parfaitement nos missions (et parfois même nos pensées). Mais il est quand même nécessaire de faire régulièrement des points, en direct ou par téléphone, quand il est vraiment impossible de se voir.

15h30-16h. Administratif.

Passage à la Poste, dépôt de chèques à la banque, récupération d’un livre pour une chronique lecture pour une cliente et achat d’un cookie pour le goûter : l’avantage d’être à Paris, dans le 11e arrondissement, c’est que tous les services sont à portée de pieds 🙂

16-17h30. Travail client.

Rebelotte sur le travail client – toujours sur la migration du site internet. Cela représente en général ma deuxième partie de journée (j’aime tacler l’administratif, les mails et les plus courtes tâches en début de journée et bosser sur les tâches demandant plus de concentration dans un deuxième temps). 

17h30-19h30. Tenue de boutique et travail client.

Notre entreprise vient de créer une association et plus précisément, une boutique collaborative, afin de pouvoir proposer des tarifs et des services plus intéressants aux créatrices.

Nommée Plouf, la boutique est accolée à La Patronnerie, notre lieu. Je découvre de ce fait la particularité d’être vendeuse. Étonnamment, ça m’amuse énormément. Je ne le pensais pas. Je renseigne les clients sur les différentes marques présentes et sur leurs produits. 

Et en attendant les clientes, je travaille sur mes projets clients. (Toujours sur ma migration de site, en l’occurrence.)

19h30. Départ

C’est l’heure de fermer boutique et c’est la fin de ma journée de travail.

Je finis très souvent aux alentours de 19h / 19h30 quand je viens travailler à La Patronnerie à Paris, et un peu plus tard (vers 20h-20h30) quand je travaille de chez moi. Les journées sont assez longues, mais c’est aussi un choix de ma part de prendre mon temps plutôt le matin. 

20h. Sport.

Ce jour-là, comme chaque mardi, j’enchaîne avec deux heures de sport (ma bouffée d’oxygène de la semaine).

23h30. Diner.

Il est 23h30 et je rentre chez moi. Parfois mon compagnon m’a rejoint au sport et nous rentrons ensemble, parfois je rentre seule – mais nous mangeons toujours tous les deux. Le temps de regarder encore quelques vidéos ensemble, nous partons dormir vers une heure du matin.

Bien que je sois entrepreneuse, la différence entre travail et vie privée est assez claire dans ma tête. Sauf urgence ultime, je ne travaille plus quand je rentre chez moi après le boulot (d’autant plus quand je rentre à 23h30, n’est-ce pas) : je ne regarde plus mes mails, m’éloigne de mon ordinateur et de mes applications de travail… J’essaye de tout couper pour faire le vide au mieux et repartir fraîche le lendemain. C’est comme ça que je suis le plus efficace 🙂

Fin des courses

Inutile de vous dire que mes journées ne se ressemblent jamais et que j’ai une activité de caméléon. Je ne cesse de changer de journée type. Cela est dû à plusieurs facteurs :

  • Une activité multiple : la gestion d’un espace de coworking et d’une agence de communication sont des activités assez différentes. Si nos clientes sont similaires, les tâches sont assez différentes. Il m’arrive par exemple de travailler une journée entière chez un client. Ou de faire plusieurs rendez-vous clients / suivi de Patronnes dans une journée. Ou encore, de passer une journée entière à développer le site d’un client ;
  • Le fait d’avoir une associée : Travailler à deux dans le même sens implique de s’adapter à la routine et aux habitudes de l’autre, ainsi qu’à son organisation.

Ma seule routine – si on peut appeler ça ainsi – est la réalisation de la facturation le premier lundi du mois. J’aimerais en instaurer quelques autres – comme m’imposer un jour de télétravail par semaine ou faire la compta plus régulièrement – mais je ne me frustre pas pour autant.

Je dois avouer que ce rythme satisfait pleinement l’hyperactive « intellectuelle » que je suis : j’ai besoin de toujours me lancer de nouveaux défis et avoue me lasser facilement d’une activité trop souvent réalisée. Si j’aime certaines activités répétitives (faire une trentaine de factures à la suite ne m’effraye pas), j’aime aussi les nouveaux défis et apprendre de nouvelle choses. C’est pour ça que ma vie d’entrepreneuse me comble complètement à l’heure actuelle. 


J’espère que cette petite visite dans ma vie vous aura intéressé – je n’ai pas l’habitude de parler autant de moi 😉 – et qu’elle vous aura permis d’imaginer un peu mieux ce qu’est la vie d’entrepreneuse. 

Comme je le dis en conclusion de cet article, mon rythme est conditionné par mes différentes activités et mon associée. Il est évident que vous pourrez établir plus de routines si vous évoluez en solo et si vous travaillez de chez vous en tant qu’écrivain·e. 

C’est d’ailleurs pour vous permettre de mieux entrevoir ce qui vous attend de ce métier que j’ai lancé ma série sur les métiers de l’écriture, où j’interroge auteur·trice, illustrateur·trice, correcteur·trice, éditeur·trice… sur leurs métiers. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez en être : je serais heureuse de vous donner la parole ici !

A très vite, 

Marièke

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2 comments

Véronique 18 avril 2020 - 12 h 25 min

Très intéressant ! Suis ravie de découvrir que je ne suis pas la seule à aimer prendre mon temps le matin !

Reply
Marièke 1 mai 2020 - 9 h 05 min

Oh, tu n’es pas la seule, ne t’inquiète pas 😉

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